Pierre-Alexis PONSON DU TERRAIL

Pierre-Alexis de Ponson du Terrail

8 juillet 1829

23 heures 00 à Montmaur (05)

Cancer ascendant Bélier

 

Ponson

Pierre Allexi Joseph Ferdinand de Ponson nait à Montmaur dans la propriété de campagne de son grand-père maternel Pierre Toscan du Terrail le 8 juillet 1829 de Noble Ferdinand Marie de Ponson et de Marie Suzanne Bénédicte Toscan du Terrail. Ses parents étaient alors domiciliés à Simiane d'où étaient originaires les Ponson.

Son arrière-grand-père, côté maternel, Jacques Toscan du Plantier, notaire à Montmaur, est par ailleurs l'ancêtre de Daniel Toscan du Plantier.

Il fut élève au collège d'Apt de 1838 à 1844.

Ponson du Terrail commence à écrire vers 1850. Ses premiers textes s'inscrivent dans la tradition du roman gothique. Par exemple, son roman La Baronne trépassée (1852) est une histoire de vengeance située autour de 1723 dans la Forêt-Noire. Il s'agit, dans la même veine que La Ville vampire de Paul Féval, d'une parodie des histoires de vampires.

Pendant plus de vingt ans, il fournira en feuilletons toute la presse parisienne (L'Opinion nationaleLa PatrieLe MoniteurLe Petit Journal, etc.). Écrivant très vite et sans se relire, il parsème ses romans de phrases fantaisistes.

C'est en 1857 qu'il entame la rédaction du premier roman du cycle Rocambole (cycle parfois connu sous le titre Les Drames de Paris) : L'Héritage mystérieux, qui paraît dans le journal La Patrie. Il vise principalement à mettre à profit le succès des Mystères de Paris d'Eugène Sue. Rocambole devient un grand succès populaire, procurant à Ponson du Terrail une source de revenus importante et durable. Au total, il rédigera neuf romans mettant en vedette Rocambole.

En août 1870, le romancier vient d'entamer la rédaction d'un nouvel épisode de la saga de Rocambole lorsque Napoléon III capitule devant les Allemands. Fidèle à l'image du chevalier Bayard, il quitte Paris pour Orléans, où il forme un corps de francs-tireurs. Mais il est vite obligé de s'enfuir à Bordeaux, les Allemands ayant incendié son château.

Il meurt à Bordeaux en 1871, laissant inachevée la saga de Rocambole. Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris.

Ponson du Terrail en Orléanais

Son mariage. Le 14 juin 1860, il épouse à Orléans, Louise Lucile Jarry, fille d'Alexandre Isidore, maire de Donnery, et de Geneviève Lucile Morand. Sont présents à son mariage : l'architecte Victor Charles de Montullé, l'avocat et écrivain Frédéric Thomas, le feuilletonniste Étienne Joseph Enault et l'avocat et journaliste Emmanuel Gonzales. C'est à l'occasion de son mariage que Ponson découvre les multiples erreurs de l'enregistrement de son état civil. À Montmaur, son nom est "Deponson" au lieu de "de Ponson". A Orléans, il est appelé "Duponson"! En conséquence, il est amené à faire rectifier son état civil. Il signe "P.A. de Ponson" son acte civil de mariage, et 'A. de Ponson du Terrail", l'acte religieux.

Ses propriétés. Il a habité deux propriétés en Orléanais : Les Charmettes à Donnery et la Reinerie à Fay-aux-Loges. Le 19 février 1861, il acquiert à Donnery, la propriété des Charmettes (qui tire son nom des anciens propriétaires Charmet, négociants en vin parisiens). Cette grande demeure borde le canal d'Orléans. Il y fait construire un chalet qui lui permet de ranger ses voitures au rez-de-chaussée, et qui lui sert de cabinet de travail à l'étage. Il eut quelques démêlés avec l'administration du canal qui lui fit démolir un balcon qu'il avait fait ajouter sans autorisation, et qui surplombait le chemin de halage. Chaque année, de la fin de l'été jusqu'au début de l'hiver, il descend régulièrement de Paris pour habiter cette maison car c'est la période de la chasse. Il a aussi demeuré à la Reinerie, propriété de sa belle-mère. Mais l'inventaire dressé après son décès, montre qu'il n'y possédait rien. Tous ses effets et meubles étaient aux Charmettes.

Ses romans locaux. Entre 1865 et 1871, il écrit plusieurs romans ayant pour cadre l'Orléanais. Le Chambrion (1865) ; Le Nouveau Maître d'école (1865), sur lequel il compte beaucoup pour l'obtention de la Légion d'honneur ; La Veuve de Sologne (1866) ; Les Mémoires d'un gendarme (1867) ; Mon Village (1867-1868) ; Le Grillon du Moulin (1868) ; Maître Rossignol, le Libre Penseur (1869) ; Le Forgeron de la Cour-Dieu(1869-1870) ; Les Mystères du bois (1871).

« Saint-Donat » est le nom qu'il donne à Donnery, son village d'adoption, dans plusieurs romans : Le Nouveau Maître d'école et deux des romans composant Mon Village : La Mère Miracle et Le Brigadier La Jeunesse. Si l'action est purement fictive, plusieurs personnages ont réellement existé, leurs noms ayant été légèrement modifiés. Dans le Nouveau Maître d'école, il brosse un portrait savoureux du maire de Saint-Donat et de sa femme (ses beaux-parents). Celui de la femme est particulièrement piquant, encore qu'il ait été adouci depuis la première épreuve du roman figurant dans son dossier de Légion d'honneur.

La Guerre de 1870-1871. Il quitte Paris assiégé pour gagner sa demeure orléanaise. Il se démène pour organiser un corps de Francs-tireurs. Les journaux parisiens et locaux en parlent longuement. Mais on doute de l'efficacité de ce corps d'éclaireurs composé de paysans et de chasseurs, opérant dans la Forêt d'Orléans. Il fut donc rapidement intégré dans l'armée régulière. Ponson quitta la région et suivit le gouvernement provisoire à Tours puis à Bordeaux, où il mourut.

source : wikipedia

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Date de dernière mise à jour : 11/09/2015